Les compositions minutieusement réfléchies de Bernard Boyer – le fruit de multiples étapes d’élaboration – donnent à voir des formes enflées et vaguement protozoaires qui s’enchevêtrent les unes dans les autres, ou glissent en suspens sur fond monochromatique, indiquent l’affinité de Boyer pour une figuration abstraite : ni tout à fait définissables, ni entièrement sans assise dans le réel, ses formes en fuseau, aux contours souvent protubérants ou perforés, gravitent entre le sublime et le déconnant, et révèlent une affinité élective pour le grotesque. (Stephen wright) |